Eléments de contexte
Suite aux explosions meurtrières survenues dimanche 4 mars 2012 à Brazzaville, le Congo a sollicité l'aide française, en particulier pour le renforcement des capacités hospitalières de la capitale.
Afin de répondre aux attentes des autorités locales, la France a envoyé une aide médicale. Le Centre de Crise du ministère des Affaires étrangères et européennes a sollicité l'EPRUS afin de mobiliser des moyens humains et matériels.
Ainsi, le lundi 5 mars à 18h30, 2.5 tonnes de matériel et 19 réservistes étaient au départ de Roissy Charles de Gaulle. Le retour des réservistes à Paris s’est fait le mardi 13 mars au matin.
Cette équipe de réservistes sanitaires était constituée de :
- 2 chirurgiens orthopédistes ;
- 1 chirurgien viscéral ;
- 3 médecins anesthésistes ;
- 3 médecins urgentistes ;
- 1 pharmacien ;
- 2 infirmières IBODE ;
- 2 infirmières anesthésistes ;
- 3 infirmières d'urgence ;
- 2 aides-soignants.

Conditions de vie
Les conditions d’hébergement des réservistes sont restées de bonne qualité.
Les conditions de sécurité des réservistes sont restées très satisfaisantes.

Activités
L’équipe de réservistes est arrivée sur zone le mardi 6 mars à 6h20 avec la totalité du matériel embarqué soit 1 lot principal (56 malles) et 2 lots polyvalents (22 malles) du PSM2.
1 /Activité médicale
a) Secteur des urgences
Les équipes françaises ont instauré un système de tri médical de patients à l’entrée des urgences.
L’activité des urgences a été intense :
- de nombreuses consultations de chirurgie;
- entre 20 et 40 patients/jour en moyenne pris en charge.
b) Secteur psychiatrique
Un infirmier psychiatre réserviste a été sollicité pour renforcer le service de psychiatrie, notamment pour des entretiens médico-psychologique avec les victimes des évènements.
2/ Activité chirurgicale
a) Les équipes de chirurgiens-anesthésistes réservistes sanitaires ont réalisé plusieurs interventions chirurgicales ;
b) Les visites pré et postopératoires ont été réalisées en lien avec les équipes locales.
3/ Activité hors du centre hospitalier
Une partie de nos équipes médicales ont par ailleurs visité et évalué un camp de réfugiés et de déplacés.

